 Suite logique de la mission confiée à Denis Olivennes par le chef de
l'état, la loi de lutte contre le piratage devrait bel et bien être
examinée par le Parlement avant l'été, en dépit de la désapprobation
manifestée par les députés européens. De passage au Printemps de
Bourges jeudi dernier, Christine Albanel a réaffirmé son intention de
défendre ce projet de loi et d'aller si nécessaire l'expliquer aux
parlementaires européens.
Le 10 avril dernier, ces derniers s'étaient prononcés à une courte majorité en faveur d'un amendement soumis par les députés Guy Bono et Michel Rocard,
dénonçant ouvertement l'instauration d'une sanction telle que
l'interruption de l'accès à Internet dans le cadre d'un dispositif de
riposte graduée, au motif qu'elle va « à l'encontre des droits de l'Homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif ».
« Le Parlement européen n'a pas une bonne compréhension de
ce que nous allons faire et nous allons le leur expliquer. Le système
n'est pas basé sur la répression », a déclaré Christine Albanel selon l'AFP, avant d'ajouter que cette future loi permettrait de « faire respecter le droit des auteurs ».
Ce projet de loi, dont la forme définitive n'a pas encore été arrêtée,
prévoit l'instauration d'une autorité publique sera dévolue « à
l'avertissement et à la sanction » des internautes. Baptisée « Haute
autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur
Internet » (Hadopi), elle pourrait donner son nom au futur texte de loi.
Selon le principe de riposte graduée, les internautes convaincus
d'échanges illégaux de fichiers devraient recevoir divers messages
d'avertissement envoyés par cette autorité avant de voir leur
abonnement à Internet suspendu pendant un mois. En cas de récidive, une
suspension pouvant aller jusqu'à un an, avec impossibilité d'ouvrir une
autre ligne, serait prévue.
Source : lemondeinformatique.fr
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