 Le projet européen de radionavigation par satellite, Galileo,
progresse. Après avoir obtenu l'accord (volets financier et industriel)
des États membres de l'UE, le Parlement européen a approuvé le
règlement 'sécurité' de Galileo et du service européen de navigation
géostationnaire (Egnos).
« Compromis » négocié avec le Conseil de l'UE et la Commission
européenne lors de réunions informelles, ce texte reprend la plupart
des amendements proposés le 29 janvier dernier par la commission
industrie, recherche et énergie du Parlement européen. Dans ce cadre,
les contrats d'infrastructure seront soumis à des appels d'offres
répartis en six groupes (support à l'ingénierie de système, achèvement
des infrastructures opérationnelles terrestres, des infrastructures
terrestres de contrôle, satellites, lanceurs et opérations) et travaux
additionnels.
Par ailleurs, ce texte invite la Commission européenne à définir les
principales exigences techniques en matière de contrôle de l'accès aux
technologies assurant la sécurité de Galileo et d'Egnos. Ainsi « les États membres devraient adopter leurs réglementations nationales de
sécurité afin d'atteindre le même niveau de protection que celui en
vigueur pour les informations secrètes de l'UE dans le domaine de la
sécurité industrielle d'Euratom », souligne le Parlement européen dans
un communiqué daté du 23 avril 2008. Parallèlement, les missions de
l'Autorité européenne de surveillance de Galileo (ASG), autorité créée
pour l'occasion, ont été revisées. L'ASG ne va pas attribuer de
licences aux entreprises privées, mais suivre la mise en œuvre des
procédures de sécurité et réaliser des audits. L'Autorité sera
également amenée à préparer la commercialisation des systèmes.
La phase de déploiement de l'infrastructure Galileo devrait s'étendre
jusqu'en 2013. Elle sera entièrement financée par l'UE, par le biais
d'un investissement de 3,4 milliards d'euros. L'Union deviendra
propriétaire de tous les actifs matériels et immatériels créés ou
développés au titre du programme. La phase d'exploitation suivra...
D'ici là, le GPS américain a toute latitude pour confirmer sa
domination du marché mondial du GNSS (Global Navigation Satellite
System).
Source : lexpress.fr
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