| vendredi 18 avril 2008, a 22:02 |
| Enquête P2P : LimeWire et µTorrent toujours au top ! |
  Une récente étude commune conduite par BigChampagne, Pitstop et Digital
Music News au sujet du Peer To Peer montre que les logiciels d'échange
de fichiers que sont LimeWire et µTorrent, vieux de plusieurs années,
sont toujours au top de leur popularité.
L'étude, qui porte sur un parc de 100 000 ordinateurs PC sous Windows
étudiés chaque mois sur une année entière, montre effectivement que
LimeWire était utilisé sur 36,4% des PC étudiés en septembre dernier et
dotés d'au moins une application P2P. LimeWire arrive donc en première
position, suivi ensuite par µTorrent avec une part de 11,3%.
Pour rappel, la première version de LimeWire a été publiée en 2000 et
s'est présentée comme une alternative au défunt Napster. Le succès de
LimeWire n'a pas été immédiat et il faudra attendre la fin de KaZaA,
Morpheus, FastTrack, SoulSeek et autres Audiogalaxy pour que la
popularité de LimeWire grandisse avec le temps.
Proposé gratuitement dans sa version de base, LimeWire est un client
libre et exploite un réseau particulièrement lent : Gnutella. Le client
a toutefois évolué dernièrement en s'acoquinant au réseau BitTorrent.
LimeWire permet ainsi de télécharger rapidement et facilement des
fichiers de petite taille en s'appuyant sur Gnutella (particulièrement
adapté à cet usage) et des fichiers de taille importante.
De son côté, µTorrent avait une part de marché de 3% en septembre,
laquelle est passée à 11,3% en septembre 2007. L'ensemble des
principaux clients BitTorrent (µTorrent, Azureus/Vuze, BitComet,
BitLord et BitTornado) contrôle environ 28,8% du marché P2P. De leur
côté, les principaux clients Gnutella (LimeWire, BearShare et
FrostWire) s'octroient une part de marché de 40,5%.
Terminons en signalant la présence d'eMule (réseau eDonkey) à la 6ème
place (4% en septembre 2007) derrière LimeWire, µTorrent, BitTorrent,
Ares et Azureus.
Source : numerama.com
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| mardi 18 mars 2008, a 14:02 |
| Le P4P promet de doubler la vitesse du P2P ! |
 Lors du DCIA P2P Market Conference à New-York, une firme a dévoilé une
nouvelle technologie baptisée « P4P » qui promet d'augmenter jusqu'à
205% les téléchargements via les réseaux Peer To Peer. Testée avec
succès à l'aide de Verizon et de Pando, cette technologie devrait
prochainement être testée avec d'autres fournisseurs d'accès et
d'autres technologies/réseaux P2P a affirmé un responsable du « P4P
Working Group ».
Les tests ont été effectués jusqu'à présent avec l'implantation du P4P,
l'application Pando et la topologie réseau de Verizon. Globalement, le
P4P permet d'accélérer les téléchargements P2P en optimisant le trafic
réseau, en réduisant le nombre de routeurs sollicités et les transferts
de données nécessaires pour effectuer les téléchargements. Le P4P
aurait aussi pour objectif d'effectuer les transferts de façon optimale
d'un point de vue géographique, c'est à dire que ce sont les
ordinateurs les plus proches de l'utilisateur qui seraient chargés de
fournir les données demandées et ce afin de réduire les risques de
pertes de données, d'accélérer les transferts et de réduire
l'encombrement des réseaux. Selon Verizon, en phase pratique, le P4P
aurait permis d'accélérer de 60% les transferts de fichiers.
 Pour qu'il soit vraiment efficace, le P4P nécessiterait toutefois qu'il
soit implanté par de nombreux fournisseurs d'accès à travers le monde.
De nouveaux tests devraient être conduits avec NBC Direct et Telefonica
dans les semaines à venir. A l'heure actuelle, les tests se basent
principalement sur les réseaux BitTorrent, reste maintenant à voir si
le P4P sera capable de séduire à la fois les FAI et les quelques
ayants-droits qui font confiance au P2P pour la distribution de leurs
contenus légaux.
Source : 01net.com
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| mercredi 12 mars 2008, a 19:27 |
| Peer to Peer : quatre majors attaquent un FAI irlandais ! |
 Les quatre principales maisons de disque du marché, représentées par l'IFPI, viennent selon le quotidien Irish Times
d'intenter des poursuites en justice contre le principal fournisseur
d'accès à Internet irlandais, Eircom. Elles l'accusent de faciliter le
téléchargement illégal de musique du fait de l'absence de solutions de
filtrage sur son réseau, et souhaitent que la justice remédie à ce
qu'elles considèrent comme une grave carence.
Pour Willie Kavanagh, directeur d'EMI en Irlande et président de
l'Irish Recorded Music Association (IRMA), le marché irlandais serait
passé d'une valeur de 146 millions d'euros en 2001 à 102 millions
d'euros en 2007. Sans surprise, il invoque le piratage comme l'une des
principales causes de cette régression.
Eircom aurait déjà été sollicité par l'industrie locale pour mettre en
place un dispositif de filtrage, mais aurait toujours refusé, d'une
part parce qu'aucune obligation légale ne l'y contraint, et d'autre
part, parce qu'aucune solution technique ne permet selon lui de
différencier avec exactitude un contenu régulier d'un fichier illégal.
Ce n'est pas la première fois que l'industrie du disque tourne sa
vindicte vers les fournisseurs d'accès à Internet plutôt que vers les
internautes. Saisie par l'IFPI, la justice belge a imposé en juillet dernier le filtrage au FAI Tiscali,
depuis racheté par Scarlet. Au Danemark, c'est le blocage du site The
Pirate Bay qui a été ordonné en février dernier au FAI Tele 2. Du fait
de la médiatisation de l'affaire, il semblerait au passage que le site
ait connu un regain de popularité. En France, les conclusions de la
mission Olivennes prévoient que les FAI s'engagent à étudier la
réalisation technique d'un dispositif de filtrage sous 24 mois.
Source : pcinpact.com
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| mardi 26 février 2008, a 18:41 |
| P2P : jusqu'à un an de suppression d'abonnement ? |
 Les modalités d'application des mesures issues de la mission Olivennes
commencent à se préciser. Dans son édition du 6 février, le quotidien Les Echos
indique en effet qu'un avant-projet de loi a été présenté cette semaine
aux signataires des accords de l'Elysée. Ce texte, qui devrait faire
l'objet d'un examen par le Conseil constitutionnel avant d'être soumis
au Conseil des ministres, puis aux deux chambres du Parlement, instaure
comme convenu un dispositif dit de « riposte graduée », dans le cadre
duquel les internautes convaincus d'échanges illégaux de fichiers
recevront divers messages d'avertissement avant de voir leur abonnement
à Internet suspendu pendant un mois. En cas de récidive, une suspension
d'un an est prévue.
Comme prévu, une autorité publique sera dévolue « à l'avertissement et
à la sanction » des internautes, selon les termes du rapport Olivennes.
Instituée en 2006 suite au passage de la loi sur le droit d'auteur
(DADVSI), elle ne s'appellera finalement pas Autorité de régulation des
mesures techniques mais « Haute autorité pour la diffusion des œuvres
et la protection des droits sur Internet ».
Sur plainte des ayants droit, elle transmettra aux fournisseurs d'accès
à Internet les courriers à faire suivre aux abonnés, puis se chargera
des éventuelles sanctions en cas de récidive. En outre, elle devrait se
charger de la constitution d'un répertoire national des internautes
dont le contrat de fourniture d'accès à Internet a été résilié de façon
à ce qu'ils ne puissent pas s'engager auprès d'un autre opérateur. Bon
gré, mal gré, les FAI devront se soumettre à ce dispositif, en dépit de
leurs réticences.
Le volet répressif prévoit donc qu'un message d'avertissement soit
envoyé à l'abonné lorsqu'un téléchargement illégal est signalé par les
ayants droits à la nouvelle Autorité. En cas de récidive, un second
message sera envoyé. Si une nouvelle infraction est constatée,
l'abonnement Internet sera suspendu pendant un mois. Une nouvelle
récidive sera punie de la résiliation pure et simple de l'abonnement,
avec impossibilité de se réengager après d'un opérateur pendant douze
mois.
Pour l'instant, les volets du projet de loi relatifs à la promotion de
l'offre légale ainsi qu'à la question du filtrage des réseaux P2P par
les fournisseurs d'accès n'ont pas encore été abordés. Les internautes
qui estiment avoir été injustement sanctionnés pour téléchargement
illégal devraient avoir la possibilité de demander un recours auprès de l'autorité nouvellement instituée.
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| mercredi 30 janvier 2008, a 19:29 |
| Surveillance P2P : la Cnil autorise la SPPF !!! |
 C'est presque sans surprise que la Cnil (Commission nationale de
l'informatique et des libertés) a donné son feu vert il y a quelques
jours à la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en
France) pour la mise en place progressive d'un système pour des
surveillances des réseaux P2P.
Rappelons que la Cnil avait déjà donné son accord à ce sujet à la Sacem et la SCPP il y a quelques semaines.
Pour le moment, ces autorisations vont permettre de mettre en place des
systèmes automatisés afin de procéder à un relevé des infractions
pratiquées (téléchargements illégaux sur les réseaux d'échanges de
fichiers).
Actuellement, l'envoi systématique et automatique de messages
d'avertissement aux internautes dans l'illégalité ne peut se faire. La
situation devrait néanmoins changer lorsque le Parlement aura entériné
les dispositions liées au rapport Olivennes qui prévoit notamment la
mise en place d'une riposte graduée. La SPFF a d'ailleurs confirmé
qu'elle attendait cela avant de relancer la chasse aux petits pirates.
Il a également confirmé que les forces en présence (Sacem, SCPP et
SPFF) devraient mutualiser leurs moyens et se coordonner pour profiter
d'un système unique et efficace.
Source : sur-la-toile.com
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| mercredi 23 janvier 2008, a 19:58 |
| P2P : les nouveaux risques (Tom's Guide). |
Les gars de Tom's Guide viennent de publier un dossier
consacré au récent rapport Olivennes et à la situation actuelle du
Peer-to-Peer en France. Politique de dissuasion, filtrage des données
ou encore développement de l'offre légale de téléchargement : avec une
législation qui se précise peu à peu, le P2P a-t-il encore un avenir en
France ?
"Tom's Guide vous propose une analyse
du rapport Olivennes, ciment de la prochaine règlementation sur le
Peer-to-Peer. Nous vous proposons de découvrir en détail les
conclusions du rapport et les sanctions qu'il préconise envers les
pirates. Pour aller plus loin Tom's Guide a recueillis l'analyse d'une
avocate spécialisée et de l'association UFC-Que choisir. Au final, il
apparaît que bon nombre des conclusions du rapport Olivennes vont être
difficiles à mettre en place."
Lire le dossier (Tom's Guide).
Source : infos-du-net.com
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| mardi 18 décembre 2007, a 18:28 |
| P2P : Français contre la suspension de l'abonnement !!! |
 49% des Français se disent opposés à la suspension de l'abonnement à
Internet pour les internautes convaincus de téléchargement illégal,
révélait lundi un sondage réalisé par NPA Conseil et le CSA dans le
cadre de l'observatoire sur la vidéo à la demande. Cette disposition
est l'une des mesures phare préconisées par la mission Olivennes à
l'issue d'une concertation avec la majorité des acteurs concernés par
la question.
Un tiers des personnes interrogées (32%) indique avoir entendu parler
de la mission Olivennes et du rapport dont elle est à l'origine,
indique encore cette étude réalisée début décembre sur un échantillon
de 1007 internautes âgés de 15 ans et plus. 24% des sondés se disent
concernés par cette question à laquelle sont particulièrement sensibles
les adolescents puisque la proportion monte à 47% chez les 15 - 17 ans.
Le volet répressif du rapport Olivennes est donc loin de faire
l'unanimité puisque seuls 40% des personnes interrogées émettent une
opinion positive à l'idée de suspendre l'abonnement des internautes qui
téléchargent illégalement. En revanche, ils sont 60% à considérer que
la sortie simultanée des films en DVD et sur les services de vidéo à la
demande contribuerait efficacement à lutter contre le piratage sur
Internet. 55% qualifient d'adaptée la mesure visant à supprimer les
mesures techniques de protection qui freinent l'interopérabilité entre
les différents baladeurs et services de musique en ligne du marché.
Enfin, 56% des personnes interrogées estiment qu'il « sera possible
dans l'avenir de lutter contre le téléchargement illégal sur Internet
». Plus pessimistes ou mieux au fait des possibilités techniques en
matière d'échange de fichiers, les 15 - 24 ans ne sont plus que 35% à
le penser.
Source : clubic.com
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| jeudi 06 décembre 2007, a 18:11 |
| La Cnil autorise la Sacem à surveiller les réseaux P2P !!! |
 La Commission nationale de l'informatique et des libertés vient
finalement de donner son accord pour que la Sacem puisse pratiquer la
surveillance des réseaux P2P afin de repérer les fichiers échangés
illégalement mais également de collecter l'adresse IP des internautes
qui les partagent. Si les recommandations de la mission Olivennes sont
suivies, elle devra ensuite transmettre ces informations à l'autorité
publique qui se chargera d'engager des poursuites ou d'envoyer des
courriers d'avertissement.
Une victoire pour la Sacem ? En octobre 2005, la Cnil avait refusé
d'accorder ce droit à la société de gestion des droits d'auteur,
estimant que la surveillance des réseaux n'était « pas proportionnés à
la finalité poursuivie » dans la mesure où elle dépassait le simple
enjeu de la lutte contre la contrefaçon. Saisi sur la question, le
Conseil d'état a pour sa part jugé en mai dernier qu'un tel dispositif
de surveillance n'avait rien de disproportionné au regard du nombre de
personnes échangeant des fichiers de manière illégale sur Internet.
En 2005, la Sacem demandait l'autorisation de pouvoir relever les
infractions sur Internet mais également d'envoyer elle-même des
messages d'avertissement aux internautes, un point sur lequel la Cnil
et le Conseil d'Etat n'ont jamais donné leur accord. Alors que la
question du téléchargement illégal revient sur le devant de la scène
politique, un an après les débats liés à la loi DADVSI, la Cnil cède donc sur la question de la surveillance des réseaux.
Société privée, la Sacem ne peut elle-même obtenir d'un fournisseur
d'accès à Internet qu'il lui révèle l'identité de l'internaute qui se
cache derrière une adresse IP. Pour ce faire, la société de gestion des
droits d'auteur doit impérativement saisir la justice, le juge se
chargeant ensuite d'obtenir les informations menant à l'identification
du contrevenant.
Les recommandations de la mission Olivennes prévoient toutefois que
cette éventualité soit réservée aux cas les plus importants ou aux
récidivistes. Le rétablissement du régime de « riposte graduée »
envisage en effet que soient d'abord envoyés des courriers
d'avertissement aux internautes convaincus de téléchargement illégal.
La Sacem n'aura pas le droit de se charger elle-même de cette tâche,
mais elle devrait pouvoir communiquer les informations recueillies sur
les réseaux à l'autorité publique dont la création a été préconisée
dans le rapport Olivennes. Les attributions et pouvoirs exacts de cette
dernière restent toutefois à déterminer.
Source : zdnet.fr
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| samedi 24 novembre 2007, a 13:11 |
| Mission Olivennes : concert de réactions !!! |
 Quelques heures après que le président de la République a publiquement entériné les propositions soumises au gouvernement
par les membres de la « mission Olivennes », les réactions des
différents acteurs concernés par la problématique des droits d'auteur
sur Internet pleuvent. Preuve, s'il était nécessaire d'en apporter une,
que cette question cruciale ne laisse personne indifférent. Sociétés
d'auteurs et ayants droit se félicitent de la mise en place de ce
projet, alors qu'associations de consommateurs évoquent la mise en
péril des libertés individuelles. D'autres, comme les hébergeurs de
contenus, regrettent que leur statut particulier n'ait pas été mieux
étudié. Au niveau politique enfin, la question est loin de faire
l'unanimité. Florilège.
La Sacem « s'attend à ce que ces propositions
permettent de contribuer plus effectivement à la lutte contre la
piraterie, dont les ayants droit sont les premières victimes ». « Il
est évident que cette avancée bienvenue constitue un nouveau jalon dans
le combat difficile mené depuis de longues années pour faire respecter
les droits et assurer la légitime rémunération des créateurs », ajoute la société des auteurs et compositeurs.
Même son de cloche du côté du Snep et de la SCPP qui, dans un communiqué commun, « approuvent
la mise en place par les pouvoirs publics d'une autorité administrative
indépendante qui aura la capacité de prendre des mesures contre la
violation des droits de propriété intellectuelle au travers d'un
système d'avertissements permettant la suspension voire la résiliation
des abonnements à Internet qui seraient utilisés pour des pratiques
illicites ».
L'UFC-Que Choisir n'aura pour sa part même pas attendu la remise du rapport pour monter au créneau : « Une
fois encore la question cruciale et prioritaire de l'amélioration de
l'offre en ligne a servi d'alibi à une initiative quasi exclusivement
consacrée à la mise en oeuvre de mesures répressives à l'encontre des
internautes », vitupère l'association de consommateurs, à qui la ligue Odebi emboite le pas, en pronostiquant qu'une « nouvelle
mobilisation aurait lieu, et surtout que les ventes des industries
culturelles chuteraient, contrairement à l'objectif fixé à la mission
Olivennes ».
Dans un communiqué commun, les hébergeurs Dailymotion et Kewego
précisent qu'ils ne font pas partie de la quarantaine de signataires de
cet accord. Le premier indique avoir été auditionné alors que le second
explique ne pas l'avoir été. Tous deux affirment souscrire pleinement
au principe de « collaboration en toute bonne foi » entre
prestataires d'hébergement et ayants droit visant à généraliser
l'utilisation de technologies de reconnaissance des contenus. Ils
indiquent toutefois qu'un passage de l'accord entre en contradiction
avec le régime de responsabilité d'un hébergeur tel qu'il est défini
dans la loi sur la confiance dans l'économie numérique. Ce passage
précise que les hébergeurs ont pour mission de mettre en place les
différents dispostifs légaux existants, mais ceux-ci sont susceptibles
de dépasser la portée des implications de la LCEN.
Au niveau politique, l'enthousiasme semble de mise du côté du
gouvernement, mais l'opposition gronde à l'Assemblée et certains élus
UMP la rejoignent. Comme Marc le Fur et Alain Suguenot,
députés UMP, qui dès le 22 novembre disaient dans un communiqué
déplorer la proposition visant à créer une autorité publique « qui
aurait compétence, sur plainte des ayants droit dont les contenus
auraient été téléchargés, pour prendre des sanctions à l'encontre des
internautes téléchargeurs ».
« Ce transfert des pouvoirs du juge à une autorité
administrative revient à créer une véritable juridiction d'exception
pour les téléchargeurs et va à l'encontre du principe d'égalité devant
la loi et les tribunaux, principes fondamentaux des lois de la
République », expliquent-ils.
« On ne peut déceler ni consensus, ni équilibre dans les
décisions inefficaces et dangereuses annoncées par le Président de la
République. Les consommateurs et de nombreux artistes sont exclus de ce
compromis bricolé. Il n'offre aux créateurs qu'une protection illusoire », affirme pour sa part Christian Paul, député de la Nièvre (PS), qui dit encore regretter « que
le gouvernement n'ait pas le courage de constater l'échec de la loi
DADVSI, de s'engager dans une légalisation progressive des échanges non
commerciaux sur le net et de rechercher de nouveaux modes de
financement pour la création ».
D'aucuns estiment par ailleurs dommageable que les mesures visant à
promouvoir l'offre légale, comme l'abandon des mesures techniques de
protection, ne s'appliquent qu'aux acteurs français, laissant des
grands noms du secteur comme Apple libres de continuer à pratiquer leur
politique actuelle. L'établissement du cadre législatif et
réglementaire visant à définir les conditions d'application de ces
différentes mesures devrait donc donner lieu à moult débats à
l'Assemblée nationale et au Parlement.
Source : latribune.fr
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| vendredi 23 novembre 2007, a 18:20 |
| P2P : Sarkozy valide les propositions Olivennes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! |
 Remis en grande pompe lors d'une cérémonie à l'Elysée, le rapport
Olivennes a été entériné vendredi 23 novembre par le président de la
République. Dans un discours d'une vingtaine de minutes, Nicolas
Sarkozy a affirmé son soutien aux propositions issues de la « mission
Olivennes », et défendu la nécessité de mettre en place un dispositif
de riposte graduée prévoyant la suspension de l'accès à Internet de
l'abonné en cas de téléchargements illégaux répétés.
Il a toutefois rappelé à plusieurs reprises que l'accord passé
aujourd'hui entre ayants droit, fournisseurs d'accès et distributeurs,
n'avait pas vocation à être figé, et invité les représentants des
secteurs de la musique, du cinéma, de la télévision et de l'Internet
qui lui faisaient face à faire le point sur l'efficacité des mesures
préconisées dans six mois.
« Les jeunes comprendront parfaitement que si on laissait
faire, seuls quelques artistes s'en sortiraient. Ici, on ne défend pas
ceux qui ont déjà rencontré leur public, mais ceux qui n'auraient
aucune chance de le rencontrer si l'on ne défendait pas les droits
d'auteur », a affirmé Nicolas Sarkozy, qui s'est par ailleurs
félicité que les acteurs concernés aient réussi trouver un accord
convenant à tous en dépit de leurs intérêts divergents. Sont donc
validés, en ce 23 novembre, les trois principaux volets du rapport
rendu par Denis Olivennes, PDG de la Fnac, aux ministères de la
Culture, de l'Economie et de la Justice.
En premier lieu, c'est au sein du système dit de « riposte graduée »
que seront pénalisés les internautes convaincus de téléchargements
illégaux. Celui-ci prévoit l'envoi de courriers électroniques
d'avertissement, puis la suspension temporaire, voire définitive, de
l'abonnement à Internet de l'utilisateur incriminé en cas de récidive.
Le gouvernement espère ainsi enrayer le piratage de masse, en
dissuadant le plus grand nombre. « Les pirates professionnels », ceux qui font commerce d'oeuvres acquises illégalement, « resteront soumis au droit commun de la contrefaçon », a prévenu le président.
Une autorité publique sera dévolue « à l'avertissement et à la sanction
» des internautes, selon les termes du rapport Olivennes. Sur plainte
des ayants droit, elle transmettra aux fournisseurs d'accès à Internet
les courriers à faire suivre aux abonnés, puis se chargera des
éventuelles sanctions en cas de récidive. Après approbation par la
Cnil, elle constituerait un répertoire national des abonnés dont le
contrat a été résilié visant à limiter la faculté de ces derniers à se
réabonner chez un autre opérateur.
Les fournisseurs d'accès s'engagent de leur côté à jouer le jeu de ce
système de riposte graduée tout en étudiant et expérimentant les
différentes technologies de filtrage du réseau, avec une obligation
partielle de résultats à 24 mois. Enfin, éditeurs de contenus et ayants
droit acceptent au travers de cet accord de supprimer les verrous
numériques qui sont un frein à l'interopérabilité dans le domaine de la
musique et de calquer la sortie des films en vidéo à la demande sur
Internet sur le calendrier de sortie des DVD de façon à favoriser le
développement de l'offre égale.
De ces propositions, c'est sans surprise l'aspect répressif qui a été retenu par les premiers commentateurs.
Le gouvernement devra maintenant déterminer, en adéquation avec les
différentes forces en présence, quel cadre législatif et réglementaire
mettre en place pour orchestrer ces mesures.
Source : challenges.fr
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| vendredi 09 novembre 2007, a 18:20 |
| Ventes de musique en baisse : filtrage du P2P ? |
 Le marché de la musique semble plus morose que jamais. Les derniers
chiffres publiés par le Syndicat national de l'édition phonographique
(Snep) font état d'un marché de gros qui ne serait plus que de 443,9
millions d'euros contre 558,4 millions un an plus tôt, soit une baisse
de 20%. Si l'on remonte à 2002, le marché aurait perdu plus de la
moitié de sa valeur (51%). Pour le Snep, cette inexorable érosion des
ventes connait une cause principale : le téléchargement illégal. Dans
un livre blanc, il suggère l'instauration de mesures qui permettraient
de juguler le phénomène. Comme l'installation d'un dispositif de
filtrage directement sur le poste informatique de l'internaute...
Le numérique ne compense pas la baisse des ventes de CD
Difficile de pavoiser lorsque les ventes de musique sur supports
physiques reculent de 22% pour ne plus représenter que 409,3 millions
d'euros sur les neuf premiers mois de l'année. Les singles sont les
plus touchés, avec une baisse des ventes de l'ordre de 61%. Le chiffre
d'affaires de gros généré par les ventes d'album baisse de 19,9%,
tandis que celui des vidéos musicales perd 12,5%.
Face à cela, le marché de la musique numérique ne progresse en valeur
que de 8% pour atteindre 34,6 millions d'euros. Le Snep constate une
légère baisse du côté des sonneries pour téléphone mobile, mais
remarque la progression du chiffre d'affaires généré par les
téléchargements payants sur Internet et sur téléphone mobile
(respectivement 14,3 et 4,3 millions d'euros).
Forcer l'internaute à filtrer pour sortir de la crise ?
Principale raison de cette longue crise selon le Snep : le
téléchargement illégal de musique, facilité notamment par les
différents réseaux peer-to-peer (P2P). Alors que la mission Olivennes,
PDG de la Fnac, devrait rendre en fin de semaine prochaine ses
conclusions sur les moyens à mettre en oeuvre pour lutter contre le
piratage, le Snep publie un « Livre blanc sur le peer-to-peer ». Il y
évoque des « mesures à prendre d'urgence » pour permettre au marché de
la musique de redresser la barre.
Après avoir rappelé qu'il était techniquement possible de filtrer les
échanges de fichiers sur Internet (notamment grâce à des techniques
comme le watermarking et le fingerprinting),
le Snep suggère que soit mise en place une autorité administrative qui
aurait la charge d'entretenir une base de données répertoriant les «
empreintes » des oeuvres de façon à permettre leur reconnaissance, et
de veiller à ce que les FAI filtrent de façon efficace les fichiers qui
transitent par leurs réseaux.
Plutôt que de faire assumer ce filtrage aux fournisseurs d'accès, le
Snep indique que celui-ci pourrait être opéré directement chez
l'internaute, et s'appuie pour cela sur une disposition de la loi
DADVSI qui précise que l'internaute doit utiliser tous les moyens de
sécurisation qui lui sont proposés par son FAI. Objectif : éviter que,
comme dans le cas de l'affaire Jammie Thomas aux Etats-Unis,
l'internaute puisse prétexter le piratage de sa ligne pour se dédouaner
d'éventuels actes illégaux, ou prétendre que l'on a usurpé son identité
à partir d'une autre machine.
« C'est dans ce cadre que le Snep a préconisé d'appliquer un
système de contraventions qui permettrait ainsi de sanctionner, de
manière massive, les internautes qui refuseraient de mettre en oeuvre
une solution de filtrage », explique le syndicat dans un rapport
publié après le livre blanc sur le P2P. Refuser d'installer, ou
contourner, ce dispositif de filtrage, pourrait donc valoir une amende
à l'internaute, ce qui n'était pas précisément la finalité de la
disposition concernée.
Forcer les pouvoirs publics à réagir ?
« Depuis l'arrivée du président de la République, on entend
de bons discours, courageux, mais il n'y a pas une disposition de
quelque nature que ce soit qui ait été prise pour conforter la filière
», a déclaré cette semaine selon l'AFP Hervé Rony, directeur général du
Snep. Ces recommandations apparaissent donc comme une sollicitation
indirecte adressée aux membres de la mission Olivennes. Leur
acceptation correspondrait à instaurer une nouvelle infraction : le
défaut de logiciels de protection de sa ligne, permettant de
sanctionner d'une simple contravention les internautes susceptibles de
s'adonner aux joies du téléchargement illégal.
Source : clubic.com
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